Paris des Orgues

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Activités 2018

- du 10 au 13 mai 2018

La Route des Orgues d'Alsace, un circuit organisé par le Festival de Masevaux (Haut-Rhin) (nouvelle proposition)

 

Activités 2017

Marathon des orgues du samedi 13 mai (Jour de l'Orgue)

- église St-André de l'Europe

- église Ste-Marie des Batignolles

-Conservatoire à Rayonnement Régional

 

Marathon des orgues du samedi 16 septembre (Journés Européennes du Patrimoine)

- église St-Médard

- église St-Dominique

- église St-Jacques du Haut-Pas

 

Une journée de découverte des orgues de Reims le samedi 14 octobre

 

La 3ème masterclasse du Paris des Orgues aura lieu du 23 au 27 octobre à St-Etienne-du-Mont et St-Germain l'Auxerrois

 

Activités 2016

- samedi 7 mai (jour de l'orgue)  marathon des orgues (20ème et 11ème arrondissements)

- samedi 11 juin : sortie de découverte de trois instruments en Ile-de-France

- du 4 au 8 juillet classe d'orgue de Vincent Warnier à St-Etienne-du-Mont

- 17 et 18 septembre (Journées du Patrimoine) : deux marathons des orgues

17 septembre : "les orgues de la Montagne Sainte-Geneviève"

18 septembre : "trois églises Notre-Dame" N-D des Champs, N-D du Travail, N-D du Rosaire

- 24 et 25 septembre : week-end de découverte des orgues de Dijon

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Actualité

Très signalé

- Toutes les masterclasses de l'été

- Deux événements discographiques  en octobre 2015

*Les 10 CD d'Olivier Vernet sous le label Ligia : l'orgue classique français 1650-1800

* Les 10 CD de Marcel Dupré, créés par la marque Mercury records  d'après des bandes d'enregistrements nettoyées et restaurées des années 1957 à 1964. Lien : la rubrique Enregistrements de ce site internet

 

Actualité du dimanche matin

- Sacrées Musiques sur France Musique produite par  Benjamin François, tous les dimanches de 7h à 9h (nouvel horaire)

Et bien sûr l'orgue occupe une place de choix dans cette émission...


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Fidèle à ses objectifs de montrer la grande richesse du patrimoine organistique de Paris, l’association Le Paris des Orgues  propose des programmes de visite des instruments parisiens, en invitant le public à participer à des parcours des orgues.
Le premier parcours a eu lieu les samedi 19 et dimanche 20 mai dans le cadre de la Journée nationale de l’orgue initiée par l’association Orgue en France. Un autre marathon a eu lieu les samedi 15 et dimanche 16 septembre dans le cadre des Journées nationales du Patrimoine. D'autres suivront les années ultérieures.

Définition du Marathon des orgues de Paris: les participants sont invités dans une même demi-journée, ou une journée complète, à approcher plusieurs instruments sous la conduite de Benjamin François, producteur à France Musique, directeur artistique de notre festival Le Paris des Orgues. Le lieu et l'instrument font l'objet d'une courte présentation de sa part. L'organiste titulaire donne ensuite un mini-concert composé des pièces les mieux adaptées selon lui à l’esthétique de son instrument. Chaque visite dure environ 30 mn. Le public vit ainsi une approche vivante et privilégiée de l’instrument.

Ce premier Marathon a été créé dans le cadre de la Journée nationale de l'Orgue de l'association:

et le soutien de:

Parcours du samedi 19 mai

11h : église Saint-Germain-des-Prés (organiste Jean-Paul Serra)
12h10 : église des Billettes (organiste Charles Micheau)
14h: église Saint-Thomas d'Aquin (organiste Vincent Genvrin)
15h : basilique Sainte-Clotilde (organiste Olivier Pénin)
16h05 : église Saint-François Xavier (organiste Eric Leroy)

11h Eglise Saint-Germain des Prés

Place Saint-Germain-des-Prés (6ème)

L'église Saint-Germain des Prés est aujourd'hui la plus ancienne église de Paris. Elle appartenait à la fameuse abbaye de St Germain qui fut fondée en 543 par le roi mérovingien Childebert. L'abbaye traversa les siècles, et fut menacée et pillée plusieurs fois.
La Révolution Française la supprima. Dans l'église devenue vide, on entreposa du salpêtre. Celui-ci finit par exploser. Le salpêtre projeté sur deux tours entraîna leur démolition en 1821. Il n'en reste plus qu'une. Au cours de sa restauration du XIXème siècle, l'église entière, depuis la voûte jusqu'aux murailles, a été peinte de diverses couleurs, sous la direction de l'architecte Baltard; cette décoration polychrome s'applique même aux colonnes, dont les chapiteaux sont dorés. Tout autour du chœur et de la nef, Hippolyte Flandrin, le plus célèbre des élèves d'Ingres, a peint à la cire une suite de compositions tirées de l'Ancien et du Nouveau Testament.

Le grand orgue
Histoire de l'instrument par André Isoir, ancien titulaire:
1474: Construction d'un orgue neuf.
1661: Instrument de Pierre Thierry terminé par Alexandre en 1667 (trois claviers: Positif, Grand Orgue, Écho, et Pédalier.)
1694-96: Petits travaux d'entretien par Jean Brocard et pose d'un Cornet séparé, d'une grande Tierce et d'une Bombarde manuelle jouable au pied.
1720-22: Remise en état par François Thierry.
1758: Entretien par Nicolas Somer.
1772-74: Restauration importante par François-Henri Clicquot et Pierre Dallery.
1798-1802: Démontage par François-Henri Clicquot et transfert à Saint-Eustache où, par la faute de Charles Spackman Barker (l'inventeur de la machine du même nom), il brûla le 16 décembre 1844.
1805: Acquisition des débris de l'orgue de l'abbaye Saint-Victor entreposés au Conservatoire des Arts et Métiers (Alexandre Thierry 1679, Louis-Alexandre Clicquot et François-Henri Clicquot en 1766).
1809: Transfert et achèvement des travaux par Nicolas Somer.
1823-29: Travaux par Louis Callinet.
1862: Reconstruction par Jean-Baptiste Stoltz (tribune de Baltard).
1922 et 1927: Travaux par Joseph Gutchenritter.
1973: Reconstruction par la firme Haerpfer et Erman avec réutilisation du matériel ancien, puis Fossaert en 2004-2005.

56 jeux, 4 claviers et pédalier

Description complète: http://orgue.free.fr/a6o8.html

Jean-Paul Serra, comme organiste titulaire du grand orgue de l'Eglise Saint-Germain-des-Prés à Paris, succède à André Isoir.
Son attirance pour la musique ancienne l'amène à se perfectionner aussi auprès d'Odile Bailleux, d'André Stricker et, pour le clavecin, de Michèle Dévérité.
Titulaire d'un Diplôme d'études approfondies en musicologie de l'Université de la Sorbonne, il prolonge son activité de recherche par l’interprétation des œuvres des 17ème et 18ème siècles, dans le cadre d’une formation musicale qu’il dirige, l’ensemble Baroques-Graffiti.
Également titulaire de l’orgue de l’église Saint-Théodore de Marseille, orgue au remarquable buffet 18ème, il se passionne pour le projet de reconstitution de l’instrument d’origine dans ce style classique français, dont il affectionne tout particulièrement le répertoire musical religieux.
Comme concertiste, il est invité régulièrement en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Autriche.
Parmi ses enregistrements les plus récents, on trouve en 2005, pour le label Acte Préalable, l’intégrale des « sonates pour violon et basse continue » de l’opus 3 de Jean-Baptiste Senallié, en 2007 pour le label Ligia Digital, une contribution à « la route des orgues de Bourgogne » avec des œuvres de Joseph Rheinberger et Félix Mendelssohn et, toujours pour le label Acte Préalable, l’intégrale des « sonates à deux violons et basse continue » de l’opus 1 de Michele Mascitti.

Programme de Jean-Paul Serra à Saint-Germain-des-Prés ce samedi 19 mai:
Louis Marchand (1669-1732) : Plein Jeu - Fugue
Guillaume Antoine Calvière (1685-1755)  : Pièce d'orgue
Alexandre Pierre François Boëly (1785-1858) :
     Offertoire du jour de Pâques
     Andante sostenuto
     Fantaisie et fugue en si bémol majeur

Transfert jusqu'à l'église des Billettes : distance 1,5 km. Conseil : Métro
- St-Germain-des-Prés, ligne 4, direction Porte de Clignancourt, changer à Chatelet
- Chatelet, ligne 1, direction Chateau de Vincennes, descendre à Hôtel de Ville (église à 300m)

12:10 Eglise luthérienne des Billettes

24 rue des Archives Paris (4ème)

Édifiée en 1294, l'église des Billettes était à l'origine une chapelle destinée à honorer un miracle qui suscitait une grande ferveur populaire. Une hostie aurait été profanée par le Juif Jonathas, qui l'aurait entaillée au couteau. Elle aurait alors saigné. Puis, jetée dans l'eau bouillante, elle se serait mise à voler. D'où le nom de l'emplacement : « la maison où Dieu fut bouilli » où l'édifice fut construit. Jonathas fut condamné à mort et brûlé en Place de Grève.
En 1299, les frères hospitaliers de la Charité Notre Dame (également appelés billettes) furent appelés par Philippe IV de France, Philippe le Bel, pour assurer les services religieux. L'église devint un lieu de pèlerinage si important que la communauté des Billettes reçut un volume de dons assez important pour faire reconstruire l’église en 1405 et y ajouter un cimetière et un cloître en 1427. Bien que plusieurs fois modifié et restauré, c'est le seul cloître du Moyen Âge qui subsiste à Paris. Les maisons au-dessus des galeries datent du  XVIIème et du  XIXème siècle.
En 1633, l'église fut prise en charge par les  Carmes de l'Observance de Rennes, dit Carmes-Billettes. Dès le début du XVIIème siècle, ils envisagèrent de reconstruire l'église gothique du XVème siècle, mais ils se heurtèrent à l'opposition des marguilliers de la paroisse voisine de Saint-Jean-en-Grève qui voyaient dans ce projet une atteinte à leurs revenus. Une transaction fut conclue entre les parties en février 1632, homologuée par le Parlement de Paris en mai 1633. Mais elle ne fut pas appliquée, faute de bâtiment. La querelle refit surface au milieu du XVIIIème siècle, à l'occasion des nouveaux projets de reconstruction de l'église. Elle ne sera tranchée définitivement qu'avec la nouvelle transaction de septembre 1755 et l'arrangement de juillet 1756.
C'est en 1742 que les Carmes-Billettes se décidèrent à relancer la reconstruction de leur église. Leur nombre était passé de 14 au XVIIème à 50 au milieu du XVIIIème. Ils firent appel  à l'architecte Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne (1711-1778), dernier des Mansart et petit-fils de Jules Hardouin-Mansart, qui venait juste d'être désigné par Louis XV pour la construction de l'église Saint-Louis de Versailles, premier grand chantier religieux royal du règne. Mansart se livra d'abord à une expertise des lieux. En 1744, il dressa un second procès-verbal pour la réalisation de son projet. Il prévoyait de déplacer l'église sur un terrain voisin appartenant aux Carmes et de l'ouvrir sur la rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. La capacité de l'église passait de 960 à 1200 fidèles.
Le projet ne fut repris qu'en 1752 et approuvé définitivement en janvier 1753. Son auteur n'est pas précisé. La reconstruction de l'église eut lieu de 1754 à 1758. Nul doute que le projet final avait repris tout ou partie des solutions envisagées par Mansart de Sagonne.  Son influence  est en effet manifeste en plusieurs endroits : on retiendra d'abord le plan rectangulaire prolongé d'une rotonde, solution que son aïeul Hardouin-Mansart avait adopté aux Invalides. La présence de pots-à-feu de part et d'autre de la façade est une formule adoptée par Mansart de Sagonne à Saint-Louis de Versailles, ainsi que dans son projet pour la Madeleine de Paris. Enfin, la présence de palmes sur cette même façade est un motif fréquent dans la tradition Mansart. L'attribution à Mansart de Sagonne ou à un de ses émules apparait encore plus manifeste si l'on sait que l'église était le siège de l'ordre de Saint-Lazare et du Mont-Carmel qui eut parmi ses plus illustres membres, Jules Hardouin-Mansart !
A la Révolution, l'église et le couvent sont désaffectés et vendus à des particuliers.
En 1808, l'empereur Napoléon autorise la Ville de Paris à acquérir l'ensemble des bâtiments pour les affecter au Consistoire de l'Église luthérienne. C'est en 1812 que l'église luthérienne s'installe dans ses locaux. L'aménagement intérieur de l'église date pour l'essentiel de l’Empire et du règne de Louis Philippe, sauf l'autel et le lutrin de création contemporaine.

Le Grand Orgue
Orgue neuf construit par la manufacture d'orgues Muhleisen en 1983.
Ce "petit" orgue, avec 29 jeux, est un modèle réussi d'alliance entre les diverses écoles, puisque, à partir d'une belle base allemande (3 claviers, Plenum riche, Mutations nombreuses, Pédale autonome bien que réduite au minimum), toute la littérature pour orgue peut être jouée. C'est un orgue de facture plutôt néoclassique. La musique allemande baroque, classique et même romantique avec Brahms et Mendelssohn sonne bien. La musique française baroque peut aussi être exécutée sur cet instrument. Enfin, la musique contemporaine n'est pas en reste : c'est sur cet orgue qu'ont été créées par Michel Bourcier, les Laudes composées par Jean-Louis Florentz. C'est le premier orgue dont la construction a été financée par la Mairie de Paris au XXème siècle avant St Eustache, St Pierre de Chaillot et Saint-Louis en l'Île.

Sa composition:
Traction mécanique des notes et des registres.
Claviers : 58 notes (Do1-La5)
I/ Positif de dos : 58 notes
Nasard 2’2/3, Quarte de nasard 2’, Tierce 1’3/5, Larigot 1’1/3, Cymbale III-IV rgs, Cromorne
8’,
Tremblant
II/ Grand-Orgue : 58 notes
Bourdon 16’, Montre 8’, Flûte à fuseaux 8’, Prestant 4’, Flûte 4’, Doublette 2’, Mixture IV-Vrgs, Cornet V rgs (à partir du la 2), Trompette 8’
III/ Récit : 58 notes
Quinte 1’1/3, Sifflet 1’, Basson-hautbois 8’
Pédalier : 32 notes
2 buffets en chêne massif
Nombre total de tuyaux : 2039
Dimension du petit buffet : hauteur : 2 m - largeur : 2 m
Dimension du grand buffet : hauteur : 8 m - largeur : 5,20 m

Description complète: http://orgue.free.fr/a4o1.html

Charles Micheau commence l’étude du piano à l’âge de 5 ans.
Il débute plus tard l’apprentissage de l’orgue avec Denise Launay au Conservatoire du 9ème arrondissement.
Il obtient un premier prix au Conservatoire de Région de Paris dans la classe de Georges Guillard. Il travaille ensuite un an avec Jean et Marie-Louise Langlais.
Il est également titulaire d’un diplôme de musique ancienne du CNR de Paris.
Il a été titulaire suppléant à la tribune de l’église des Blancs Manteaux.
Il est actuellement co-titulaire de l’orgue de l’église des Billettes.

Programme de Charles Micheau aux Billettes ce samedi 19 mai:
Dietrich Buxtehude (1637-1707) : Passacaille BuxWV 161
Georg Boehm (1661-1733) : Choral Vater unser im Himmelreich
Johan-Sebastian  Bach (1685-1750) : Choral "Nun komm der Heiden Heiland" BWV 659
Nicolaus Bruhns (1665-1697) : Prélude et fugue en mi mineur.

Transfert jusqu'à l'église St-Thomas d'Aquin : distance environ 2 km
Transfert sur le temps de la pause déjeuner de 12h45 à 14h.
Conseil : Métro Hôtel de Ville, ligne 1, direction La Défense, changer à Concorde
- Concorde, ligne 12, direction Mairie d'Issy, descendre à rue du Bac (église à 300m).

14h Eglise Saint-Thomas d'Aquin

Place Saint-Thomas d'Aquin (7ème)

À l'origine, l'église Saint-Thomas-d'Aquin était l'église Saint-Dominique et se trouvait rattachée au premier couvent que les Dominicains avait fondé dans la faubourg Saint-Germain, en 1631. La construction de l'église, qui remonte en 1682 sur les plans de l'architecte Pierre Bullet, remplaçait une première chapelle bâtie en 1632.
Pendant la période révolutionnaire, les religieux sont expulsés en 1793, les bâtiments conventuels abritent le musée de l'Artillerie (1796) et l'église, en 1797, devenue Temple de la Paix, est concédée aux "Théophilanthropes" puis au Club des Jacobins. En 1802, l'église est rendue au culte catholique.

(extraits du texte provenant du site internet www.uquebec.ce/musique/orgues/france)

photo Jean Aubry

Le grand orgue :
Histoire de l'instrument d'après Arsène Bedois, ancien titulaire.
Le buffet fut exécuté, en 1769, par François-Charles Butteux, maître sculpteur, pour la somme de 2 800 livres. Il était « de chêne sculpté avec figures et ornements », et renfermait un orgue de 16 pieds, ouvrage de François-Henri Clicquot. Il fut inauguré en 1771 et reçu le 2 août 1773 avec, comme arbitres, le Sieur Balbâtre, organiste, et Dom Bedos de Celles de l'abbaye de Saint-Denis. En 1792, il est démonté et transporté au Panthéon.
Après 1860, Le célèbre facteur Aristide Cavaillé-Coll fut chargé d'une restauration totale de l'instrument. Le Positif de dos est supprimé, le grand buffet est reculé d'un mètre (3 pieds). La composition est totalement modifiée, la mécanique transformée et la plupart des jeux de mixtures et de tierces sont enlevés pour être remplacés par des gambes, salicionals et flûtes harmoniques. De Clicquot ne subsistent intégralement que le Grand Cornet et le Cromorne.
En 1912, Merklin effectue un relevage. Depuis cette date et jusqu'en 1965, l'instrument ne subira aucune réparation importante.
En 1967, la Commission des Beaux-Arts de la ville de Paris décide, en accord avec l'abbé Lucien, curé de Saint-Thomas, de confier la restauration du grand orgue au maître facteur strasbourgeois Curt Schwenkedel.
L'instrument a été revu par la maison Muhleisen en 2000.
49 jeux, 4 claviers et pédalier
Description complète: http://orgue.free.fr/a7o13.html

photo Dominique Goblet

Vincent Genvrin
Né en 1965, Vincent Genvrin a étudié l’orgue avec Jean Boyer au conservatoire de Lille, Odile Bailleux puis Xavier Darasse au conservatoire national supérieur de Lyon où il obtient son diplôme en 1986. Il se perfectionne ensuite en Belgique avec Bernard Foccroulle et Jean Ferrard.
En 1988, il remporte le premier prix du concours Alexandre Guilmant à Boulogne-sur-mer et en 1994, le prix international du disque de la Société Liszt de Budapest pour son interprétation de la Via Crucis avec le chœur Sacrum de Riga (Lettonie).
Il est titulaire, à Paris, de l’orgue historique François Henri Clicquot de Saint-Nicolas des champs et de l’orgue Schwenkedel de Saint-Thomas-d’Aquin.
Titulaire du certificat d’aptitude, il est professeur d’orgue au conservatoire de Dieppe.
Il est coordinateur artistique de l’Académie d’orgue de Dieppe, créée en 2010 à la suite de l’Académie de Saint-Dié-des-Vosges (1968-2009).
Vincent Genvrin s’est distingué par une dizaine d’enregistrements discographiques salués par la critique. Il est directeur artistique du label Hortus.
Il se produit régulièrement en concert, en France et à l’étranger (Belgique, Suisse, Allemagne, Lettonie, Hongrie, Roumanie, Ukraine, Japon, Canada) et a réalisé plusieurs enregistrements pour France-Musique.

Programme de Vincent Genvrin à Saint-Thomas d'Aquin ce samedi 19 mai:
Nicolas de Grigny (1672-1703) : Hymne Ave Maris Stella (Plain Chant en taille à 5, Fugue à 4, Duo, Dialogue sur les Grands Jeux)
Johan Sebastian Bach (1685-1750) : Choral An Wasseflüssen Babylon BWV 653

Transfert jusqu'à la basilique Sainte-Clotilde : distance environ 700 m. Conseil : à pied

15h Basilique Sainte-Clotilde

23 bis rue Las-Cases (7ème)

La basilique Sainte-Clotilde est la première église parisienne construite au XIXe siècle dans un style ogival. Ce n'est qu'après douze ans de travaux qu’elle fut consacrée le 30 novembre 1857.
Les travaux débutent en septembre 1846 : l’église s’élève lentement avec une pierre de construction tirée des carrières de Chatillon-sur-Seine en Bourgogne. Vers 1853, François-Christian Gau dut renoncer à élever les flèches comme l’avait demandé le conseil des bâtiments civils. Les tours n’étaient pas assez solides pour supporter un tel poids… Sur l’insistance du conseil, Gau ne put donc imaginer la façade de son chef-d’œuvre autrement qu’encadrée de deux tours .
Poursuivant l'oeuvre de Gau, Théodore Ballu s’attaqua en 1854 à l’édification des flèches en apportant d’importantes modifications aux tours, puis augmenta l’ampleur de la façade : saillie des portes plus importantes, profondeur des voussures, ornementation plus abondante, perron de neuf marches...
La façade est percée de trois grandes portes avec portail. Deux tours à deux étages de baies ogivales, décorées de pinacles et épaulées par de légers contreforts, portent les deux magnifiques flèches pyramidales qui culminent à 70 m.

photo C.Laruelle

Le grand orgue:
Cet instrument est l'un des plus remarquables pour la qualité de ses timbres qui soit sorti des ateliers d'Aristide Cavaillé-Coll.
César Franck fut le premier titulaire de cet orgue dont l'inauguration eut lieu le 19 décembre 1859 avec le concours de Louis Lefébure-Wély. Ce jour-là, César Franck joua son Finale en si bémol et le Prélude et Fugue en si mineur de J.S. Bach. Il convient d'évoquer la figure romantique de Franz Liszt qui, au cours de ses nombreux voyages, ne manquait jamais, chaque fois qu'il séjournait Paris, de monter à l'orgue de Sainte-Clotilde pour écouter César Franck lui jouer ses oeuvres nouvelles. En 1890, Gabriel Pierné eut le grand honneur de succéder à César Franck mais, après huit années d'exercice, il se démit de ses fonctions. Charles Tournemire, un maître en l'art de l'improvisation, fut alors nommé à sa place et en sera le titulaire jusqu'à sa mort en 1939. Jean Langlais lui succéda en 1945 jusqu'en 1987. Aujourd'hui l'organiste titulaire Jacques Taddei, avec Olivier Pénin titulaire suppléant.
L'histoire de cet instrument est assez remarquable. L'orgue est demeuré tel que sorti des mains du facteur jusqu'en 1933, alors que Tournemire impose des transformations dont il reconnaîtra ensuite n'être pas complètement satisfait. Il fit agrandir le Récit dans une esthétique plus néo-classique, transporter quelques jeux d'un plan à l'autre, et changer la console. Sous l'impulsion de Jean Langlais, le tout fut repris en 1962 par Beuchet-Debierre alors que l'orgue fut électrifié (traction et tirage des jeux). Révision par Bernard Dargassies (1999-2004).
65 jeux, 3 claviers et pédalier
(textes sur la basilique et l'instrument provenant du site internet www.uquebec.ce/musique/orgues/france)
Description complète: http://orgue.free.fr/a7o9.html

Olivier Penin
Né en 1981, Olivier Penin commence le piano à l’âge de cinq ans et entre en 1987 à la maîtrise de Caen, école spécialisée alliant l’enseignement scolaire et musical.
Il débute l’orgue en 1994 avec Jean-Baptiste Fourest, puis continue la découverte de l’instrument avec Daniel Martin qui lui enseigne en outre l’harmonie.
En 1996, il commence à travailler avec David Noël-Hudson dont il suivra l’enseignement pendant près de dix ans. Il obtient un premier prix à l’unanimité des conservatoires des Hauts de Seine ainsi qu’un prix de perfectionnement à l’unanimité premier nommé.
Il travaille l’écriture auprès de Ronan Maillard et suit le stage d’orgue de Jean-Paul Imbert à l’Alpe d’Huez. Depuis 2006, il travaille l’improvisation avec Jacques Taddeï.
En 2004, il est nommé organiste suppléant au Grand Orgue et organiste de chœur de la basilique Sainte Clotilde à Paris.
Dans ce cadre, il est en charge de la musique religieuse et outre le choix des programmes, il arrange et écrit des œuvres et dirige le chœur ADDEUM. Parmi ces oeuvres, on trouve « dichotomie » qui fut créée à la radio en 2006.
Sa carrière de concertiste est placée sous le signe de l’éclectisme.
Eclectisme dans le choix des œuvres qu’il propose : programmes variés dans lesquels on peut retrouver des œuvres de Bach, des pièces romantiques ou des compositions contemporaines (Création de « source » de Pierre Adrien Charpy et « les larmes de la pénitence » de Olivier Schmidt).
Eclectisme également dans l’éventail des formations avec lesquelles il se produit. Il est ainsi l’organiste des ensembles vocaux « O’ trente » (Dir. R.Pichon), et « AEDES » (Dir. M. Romano avec lequel il gagne le prix Bettencourt-Schuelleren 2009), de l’orchestre de Lutétia (Dir. A. Sandler), de l’ensemble de cuivres « Toca-senh », du quatuor à Cordes SOLO, du Rallye Trompe de Paris...
Auparavant, il a pu accompagner entre autres la maîtrise de Notre Dame de Paris (Dir N. CORTI), les petits chanteurs de Passy Buzenval (Dir : J-M Angelloz), le trompettiste Fabien Norbert... A la radio, il a pu être entendu seul ou avec les petits chanteurs de Sainte Croix (Dir : F. Polger) le Collegium Cantandi de Bonn (Dir : H. W Florin).
Il joue régulièrement en duo notamment avec Alejandro Sandler (Trompette) Mathilde Ambrois (Soprano), ou Pierre Vieille-Cessay (Violoncelle).
On a pu l’entendre seul ou avec d’autres musiciens en France, au Mexique ou au Japon et fut l’invité de différents festivals tels le festival de Pâques de Deauville, les musicales de Montreuil, le festival d’orgue de San Laurenskerk à Rotterdam…"

(d'après un texte provenant du site internet heramusica.fr)

Programme d'Olivier Penin à Sainte-Clotilde ce samedi 19 mai:

César Franck (1822-1890) : Pièce Héroïque; Prélude, fugue et variation; Improvisation

Transfert jusqu'à l'église Saint-François Xavier : distance environ 800 m. Conseil: à pied

16:05 Eglise Saint-François Xavier

12 place du Président Mithouard (7ème)

Au milieu du XIXème siècle, les fidèles commençaient à se sentir à l’étroit dans la chapelle basse de la rue du Bac, rattachée après 1800 à l’église Saint-Thomas-d’Aquin, devenue église du Faubourg Saint-Germain. Les habitants entreprirent donc des démarches pour construire une nouvelle église.
Les travaux de construction de Saint-François Xavier démarrèrent en 1861 et furent financés par la Ville de Paris.
Le terrain choisi pour construire l’église était situé à l’angle du boulevard des Invalides et d’un boulevard en projet qui devait percer tout le quartier en direction de la rue des Saints-Pères et rejoindre la Seine au niveau du pont du Carrousel. L’église Saint-François Xavier était censée, suivant le principe des perspectives haussmaniennes, terminer cette nouvelle avenue. Ceci explique pourquoi, aujourd’hui, son implantation paraît bizarre, décalée par rapport au boulevard et à l’hôtel des Invalides.

(texte provenant du site internet www.sfx-paris.fr)

photo Didier Berthelot

Le grand orgue:
Au-dessus de l’entrée principale de l’église se trouve le Grand Orgue : l’un des plus beaux orgues dits « de 32 pieds ». Il est érigé sur une grande et spacieuse tribune de pierre. Il a été construit en 1878 par le facteur Jacques Fermis utilisant la nouvelle traction tubulaire pneumatique inventée en 1866. Le premier titulaire est Albert Renaud qui quitte en poste en 1891 pour devenir titulaire de l'orgue de Saint-Germain-en-Laye.
En 1880, un relevage est exécuté par la célèbre maison Cavaillé-Coll. De 1891 à 1942, le titulaire est Adolphe Marty.
En 1923, les facteurs Ephrem et Gonzalez sont chargés de reconstruire l'instrument. Les travaux consistent à réviser l'harmonisation, le remplacement du système pneumatique de tirage de jeux, une nouvelle disposition des pédales de combinaisons et, la déplacement de la division du Positif dans une boîte expressive. À ce moment, l'instrument possède 58 jeux dont 31 sous expression.
De 1942 à 1991, Gaston Litaize est le titulaire de l'instrument.
En 1957, le facteur Müller effectue des travaux sur l'instrument. En 1992, le facteur Bernard Dargassies reconstruit l'instrument. Les travaux incluent la réfection du buffet, l'électrification complète de l'instrument, la réparation ou le changement d'une partie de la tuyauterie et, le remplacement de la console par une console électronique.
64 jeux, 3 claviers et pédalier
(texte provenant du site internet www.uquebec.ce/musique/orgues/france)
Description complète: http://orgue.free.fr/a7o10.html



Né en 1972, Éric LEROY a effectué ses études musicales auprès de Susan Landale, Marie-Louise Langlais et Thierry Escaich.
Sa carrière d'organiste l'a amené à donner de nombreux récitals en France et en Europe.
De 1994 à 2001, Éric Leroy a été titulaire de l’orgue de chœur de l’église de la Madeleine à Paris. Outre le service paroissial, cette fonction l’a amené à se produire régulièrement en récital aux Grandes Orgues de cette église. Parallèlement, il a été sollicité en dehors de la Madeleine pour diverses prestations avec orchestre, chœur ou instruments solistes. Il fut notamment l’accompagnateur du 4ème concours international de trompette de la ville de Paris (Concours Maurice André) et l’organiste des « Journées Mondiales de la Jeunesse » de Paris en août 1997.
Sa proximité avec les ensembles vocaux et la liturgie l’ont amené à se passionner pour la direction de chœur.
De 2003 à 2010 il a été le directeur des Petits Chanteurs de Saint François de Versailles. Il a donné un nouvel essor à cet ensemble qui s'est concrétisé notamment par l'enregistrement du disque "L'office du soir" et la mise en place d'un partenariat avec la Maîtrise de Durham (UK).
De 2004 à 2007, il a dirigé le Chœur Orphée avec lequel il a effectué notamment une tournée à Rome en avril 2003.
De 2005 à 2007, il a dirigé le Chœur Diocésain de Paris.
Depuis 2001, il est Maître de Chapelle de l’église Saint François-Xavier.

Programme d'Eric Leroy à Saint-François Xavier ce samedi 19 mai:

Georg Muffat (1653-1704) : Toccata XI
Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Prélude et fugue en ut majeur BWV 545
Louis Vierne (1870-1937) :Allegro de la 2ème symphonie pour orgue
Improvisation

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