Paris des Orgues

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Activités 2018

- du 10 au 13 mai 2018

La Route des Orgues d'Alsace, un circuit organisé par le Festival de Masevaux (Haut-Rhin) (nouvelle proposition)

 

Activités 2017

Marathon des orgues du samedi 13 mai (Jour de l'Orgue)

- église St-André de l'Europe

- église Ste-Marie des Batignolles

-Conservatoire à Rayonnement Régional

 

Marathon des orgues du samedi 16 septembre (Journés Européennes du Patrimoine)

- église St-Médard

- église St-Dominique

- église St-Jacques du Haut-Pas

 

Une journée de découverte des orgues de Reims le samedi 14 octobre

 

La 3ème masterclasse du Paris des Orgues aura lieu du 23 au 27 octobre à St-Etienne-du-Mont et St-Germain l'Auxerrois

 

Activités 2016

- samedi 7 mai (jour de l'orgue)  marathon des orgues (20ème et 11ème arrondissements)

- samedi 11 juin : sortie de découverte de trois instruments en Ile-de-France

- du 4 au 8 juillet classe d'orgue de Vincent Warnier à St-Etienne-du-Mont

- 17 et 18 septembre (Journées du Patrimoine) : deux marathons des orgues

17 septembre : "les orgues de la Montagne Sainte-Geneviève"

18 septembre : "trois églises Notre-Dame" N-D des Champs, N-D du Travail, N-D du Rosaire

- 24 et 25 septembre : week-end de découverte des orgues de Dijon

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Actualité

Très signalé

- Toutes les masterclasses de l'été

- Deux événements discographiques  en octobre 2015

*Les 10 CD d'Olivier Vernet sous le label Ligia : l'orgue classique français 1650-1800

* Les 10 CD de Marcel Dupré, créés par la marque Mercury records  d'après des bandes d'enregistrements nettoyées et restaurées des années 1957 à 1964. Lien : la rubrique Enregistrements de ce site internet

 

Actualité du dimanche matin

- Sacrées Musiques sur France Musique produite par  Benjamin François, tous les dimanches de 7h à 9h (nouvel horaire)

Et bien sûr l'orgue occupe une place de choix dans cette émission...


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Orgues en Val d'Oise

Le Paris des Orgues ne souhaite pas se limiter à Paris "intra muros", et proposera plusieurs parcours de découverte des orgues d'Ile de France.
Le département du Val d'Oise a été notre première destination, où plusieurs instruments sont dignes d'attirer l'attention.
Le parcours du mercredi 10 octobre 2012 a visité les trois orgues Cavaillé-Coll de l'Abbaye de Royaumont, de Domont et de Saint-Leu-la-Forêt. D'autres instruments retiendront notre intérêt ultérieur : Gonesse, Auvers sur Oise, Pontoise, Argenteuil,...
Ce circuit culturel a été conduit par Benjamin François, directeur artistique du Festival Le Paris des Orgues.

 Le programme du 10 octobre en détail:
Départ en autocar de la Gare du Nord à 9h pour l'abbaye de Royaumont, située entre Viarmes et Asnières-sur-Oise.

Première étape: l'abbaye de Royaumont

Visite de l'abbaye : le site, le cloître, la cuisine et le réfectoire des moines, puis audition de l'orgue.

Un peu d'histoire:
Saint Louis fonda l'abbaye de Royaumont en 1228 et y fit de nombreux séjours. Royaumont connut alors son plus grands rayonnement. Des moines y vécurent jusqu'à la révolution, mais très vite la communauté se réduisit de cent-vingt à une vingtaine puis une dizaine de religiaux tandis que les bâtiments tombent à l'abandon.
L'église de Royaumont fut détruite en 1792. Le nouveau propriétaire de l'abbaye, le marquis de Travanet, fit construire dans le parc, avec les pierres de l'église, les habitations des ouvriers de la filature de coton qu'il installait à Royaumont. Par la suite, l'usine passa dansles mainsd'un industriel belge (blanchiment sur étoffes), puis revint à un autre industriel français pour de l'impression sur étoffe. Chaque occupant s’employa ainsi à tirer parti au mieux des lieux, procédant aux aménagements nécessaires, tout en conservant l’essentiel des bâtiments autrefois construits par les cisterciens. La taille des bâtiments, leur plan rationnel se prêtèrent parfaitement à ces reconversions successives.
Le goût romantique des ruines et la vie mondaine des nouveaux occupants drainaient la bourgeoisie parisienne. Après la fin de l'exploitation industrielle, les religieuses de la Sainte Famille de Bordeaux achetèrent les bâtiments en 1864, et s'employèrent à rendre son âme à l'abbaye. Guidées par l'idée de reconstituer l'architecture gothique initiale et pour la gloire de Saint Louis, elles entreprirent de vastes travaux.
Mais dès 1830, la beauté du site avait commencé à attirer, en marge de l'occupation industrielle, une société parisienne en quête de ruines romantiques et de plaisirs champêtres. Aristocrates ou bourgeois, artistes et hommes d’affaires prirent désormais leurs quartiers d’été dans le petit hameau où se monta même un petit théâtre qui donna, en 1834, sa première représentation devant un public d’élégants triés sur le volet.
L'abbaye passa au début du XXème siècle aux mains de la famille Gouïn, qui est à l'origine du Centre Culturel d'aujourd'hui. La Fondation Royaumont est créée en 1964, pour le progrès des Sciences de l'Homme, première fondation privée française à vocation culturelle.

Intéressante visite virtuelle de l'abbaye sur le site officiel de Royaumont: Cliquer Ici

photo M.Andreani

L'orgue: Le réfectoire de l'abbaye abrite un grand instrument de 44 jeux du grand facteur Aristide Cavaillé-Coll qui fut construit en 1864. Au début du XXème siècle, l'instrument était en très mauvais état, et fut muet pendant plus de 30 ans, la mécanique étant déréglée, et de nombreuses pièces étant à remplacer. Une restauration complète s'imposait. Les travaux furent confiés aux deux facteurs d'orgues Laurent Plet (mécanique et harmonisation) et Yves Koenig (création d'un buffet de style néo-gothique). L'étude préalable commandée par la DRAC Île-de-Franceet approuvée en 1998 a permis la mise en place de ce programme en 2001, intégré dans un plus vaste ensemble de travaux concernant la rénovation du Réfectoire. Ce chantier de rénovation a été un des plus gros d'Île-de-France. Il a coûté 810 000€, cofinancés par l'Etat, la Région Île-de-France et le Département du Val d'Oise.

Programme de l'organiste Valérie CAPLIEZ :
Louis James Alfred LEFEBURE-WELY (1817-1869) : Scènes pastorales et Boléro de concert
Félix MENDELSSOHN (1809-1847) : 6ème sonate pour orgue.

Deuxième étape: déjeuner au 'Troubadour' sur les bords de l'Oise à l'Isle Adam

Troisième étape: Domont

Egliee Sainte Marie-Madeleine (photo M.Andreani)

Histoire: Domont est situé géographiquement au bord sud du Pays de France, au nord de la Forêt de Montmorency. Le nom provient de l'anthroponyme germanique Dodoet du latin mons, mont; ou de Dool Monte, réminiscence d'un monument druidique.
Domont est un village de bûcherons et de paysans depuis le Haut Moyen Âge. Il est attesté en 1105 ou 1108, dans un acte où Rudolphe le Bel seigneur de Domont, donne l'abbaye bénédictine sise à Domont au Prieuré Saint-Martin des Champs à Paris. En 1149 une bulle du pape Calixte II en confirma la donation. Il n'en reste plus de nos jours que la chapelle monastique devenue paroisse sous le patronage de sainte Madeleine.
Durant les siècles qui suivent, le village est la seigneurie de différentes familles : les Montmorency, puis les Villiers, les Billy et les Champluisant.
L'ouverture du chemin de fer et l'inauguration de la gare en 1877 projette le village dans la modernité. De nombreux vergers sont créés, donnant bientôt à la commune le surnom de « Domont-les-poires », des briqueteries sont édifiées sur le plateau limoneux à proximité de la gare. Le développement du village et la proximité de la capitale grâce au train amènent les débuts d'une urbanisation pavillonnaire entre le bourg et la gare dès les années 1920.
L'église:
Construite par les bénédictins entre 1098 et 1105, l'église Sainte-Madeleine est caractéristique de l'art roman qui a imprégné les petites communes rurales de la plaine de France. Le chevet témoigne des phases successives de construction, avec au nord une chapelle romane et au sud une chapelle gothique. Le clocher et les chapelles menacent ruine dès 1782, mais c'est seulement entre 1844 et 1855 que sont rebâtis le clocher et la chapelle Sainte-Marie-Madeleine. Classée Monument Historique en 1908, pour son chœur et son transept.
Ainsi on peut remarquer un triforium d'influence bourguignonne, car les moines de Cluny en furent les premiers occupants. A noter aussi les arcs du choeur, déjà gothiques, qui contrastent avec les voutes d'arêtes du déambulatoire qui sont romanes. A ne pas manquer : la magnifique porte Renaissance de la chapelle Saint-Jacques, richement décorée de la coquille Saint-Jacques, mais aussi des salamandres de François 1er.

L'orgue: Instrument de salon construit par la maison Mutin - Cavaillé-Coll vers 1900-1905 pour la demeure de Georges Jacob, au Vésinet. En 1960, l'orgue est transféré à Domont par Jean Jonet qui remplace la Voix Céleste par un Plein-Jeu III rgs. Il est inauguré en 1961 par Albert Alain, le père de Marie-Claire Alain. En 2009, Olivier Bernard effectue une restauration de l'orgue : la Voix Céleste est reconstituée sur la chape du Plein-Jeu, qui est installé sur une nouvelle chape, et recomposé. L'orgue est inauguré à l'occasion des journées du patrimoine le 19 septembre 2010 par Philippe Bardon, titulaire du Grand-Orgue de la cathédrale de Pontoise.

Console : 2 claviers de 56 notes et pédalier de 30 notes en console placée sur le côté droit du buffet. Transmissions mécaniques.
10 jeux, 2 claviers et pédale
(texte extrait du site internet des orgues du Val d'Oise : orguesvaldoise.weebly.com)

Paolo Bottini est un organiste et musicien italien né a Crémone (ville d'origine de grands compositeurs tels que Claudio Monteverdi, ainsi que du grand luthier Stradivarius).
En Italie il a obtenu le diplôme en orgue et aussi en piano en clavecin.
A partir de 1998 jusqu'à 2011 il a été est le secrétaire national de l’A.I.O.C.(Association Italienne des Organistes d'Église).
Depuis 1991 il est organiste suppléant au grand orgue de la Cathédrale de Crémone, et depuis juin 1986, il est aussi organiste titulaire de l'orgue « Lingiardi », bâti en 1865, de la paroisse du Saint-Esprit de la Croix à Castelvetro Piacentino (près de Crémone).
Une fois obtenus les diplômes d'orgue, piano et clavecin au conservatoire de musique, il a fait des études d’improvisation à l'orgue pendant trois années avec Edoardo Bellotti à Milan.
Il s'occupe de la divulgation de la connaissance du patrimoine d'orgues du diocèse et de la province de Crémone.
Il a effectué des enregistrements d’œuvres de Monteverdi, Schumann, Chopin, W. F. Bach, Pergolesi, B. Pasquini, Du Mont, Cabezon, A. Gabrieli, Giazotto, à l'orgue « Traeri » (1723) de Camurana di Medolla (Modena).
De 1997 à 2001 il a créé pour la radio nationale catholique “Radio In Blu”, émission hebdomadaire portant sur Les cantates sacrées de Bach liées aux fêtes de l'année liturgiques catholique.
Les jurys des concours internationaux d'orgue de Borca di Cadore (Belluno, 1997) et de S. Elpidio a Mare (Ascoli Piceno, 1998) lui ont accordé des prix importants.
En mars 2012 il à été retenu parmi les trois candidats finalistes au concours pour le poste d'organiste titulaire de la Cathédrale de Bordeaux.
Il succède à François Cuny comme organiste titulaire de Domont à partir de septembre 2012.

Biographie complète sur http://www.paolobottini.it/curric.html

Programme musical de l'organiste Paolo BOTTINI :
Vincenzo Antonio PETRALI (1830-1899) : quatre sonates pour les Vêpres

Illustration sonore: www.youtube.com/watch?v=ny89GQphbmM

Quatrième étape: Saint-Leu-la-Forêt

Eglise Saint-Leu Saint-Gilles

Eglise de Saint-Leu Saint-Gilles
Saint-Loup est son nom au Moyen Âge ("leu" étant la forme ancienne du mot loup), ce qui donne Saint-Loupien pour le nom de ses habitants. La ville comporte de nombreuses sentes, qui étaient destinées autrefois à la circulation entre les jardins des habitants (se référer au passé vinicole, fermier et maraîcher de la commune).
Le nom de Saint-Leu-la-Forêt provient de l'existence d'une église au XIIème siècle dédiée au saint éponyme, archevêque de Sens en 609. La cité n'a d'abord été qu'une clairière de bûcheron.
Au Moyen Âge, il existait une maladrerie (lieu d’isolement pour les lépreux).
Le village est une seigneurie des Montmorency à partir du XIVème siècle, puis des Condé jusqu'à la Révolution. En 1470, la population n'est que de 50 habitants.
Au XVIIème siècle, il y avait deux châteaux à Saint-Leu : en 1645 est édifié le château du Haut à l'emplacement du château seigneurial des Montmorency, puis en 693 est construit le château du Bas sur le fief d'Ort. Les deux châteaux furent acquis par Louis Bonaparte, frère de Napoléon 1er qui fit démolir le plus ancien, le château du Haut et s'installa avec son épouse la reine Hortense dans le domaine du Bas. Il est enterré avec deux de ses fils Napoléon-Charles et Napoléon-Louis dans l'église de la ville et on peut apercevoir leurs tombeaux dans la crypte. Jusqu'en 1951, année de son transfert à Ajaccio, les restes de Charles-Marie Bonaparte, père de Louis, étaient également abrités dans la crypte qui ne conserve plus que le sarcophage du père de la dynastie Bonaparte. Le second château fut rasé après la mort mystérieuse du dernier des Condé, en 1830.
L'arrivée du chemin de fer en 1876 modifia la vie du village et accéléra son intégration progressive à l'agglomération parisienne.

photo M.Andreani

L'orgue: Dans les années 1850, Cavaillé-Coll propose un devis pour la construction d'un orgue de choeur pour la nouvelle église Saint-Leu-Saint-Gilles. Finalement c'est un orgue de tribune de 18 jeux sur deux claviers de 54 et 42 notes et pédalier de 20 notes sans jeux indépendants qui est construit en 1869 et offert par l'Empereur Napoléon III. Il fut inauguré un an jour pour jour avant a chute du Second Empire. Un relevage sans modifications est effectué par les établissements Beuchet-Debierre en 1951. La restauration de l'instrument est confiée au facteur Jean-Georges Koenig de Sarre-Union en 1983, et permet de rendre l'instrument plus modulable, sans changer en rien la palette sonore : ainsi, l'ancien pédalier de 20 notes est remplacé par un pédalier aux normes, de 30 notes, faisant parler le Bourdon de 16 et la Flûte de 8 du Grand Orgue en emprunts pneumatiques (l'ancien banc est conservé à la tribune, et l'ancien pédalier au musée de Saint-Leu), une tirasse Récit à l'octave aiguë est ajoutée. De plus, le dernier rang (5 1/3) du Plein-Jeu du Grand Orgue est isolé, de manière à ne sonner que si le registre est tiré complètement (afin de pouvoir utiliser le Plein-Jeu en 8). L'entretien actuel est effectué par Yves Fossaert, qui a refait début 2010 les pieds de la Montre qui s'étaient effondrés. Cet orgue est dans un excellent état.

Console : 2 claviers de 54 notes (Récit parlant sur 42 notes) et pédalier de 30 notes. 20 jeux (18 réels). Transmissions mécaniques (pneumatiques pour la Pédale).
(texte extrait du site internet des orgues du Val d'Oise : orguesvaldoise.weebly.com)

Programme musical de l'organiste Alain MADEC (sans présumer de l'ordre final retenu par l'organiste) :
Domenico ZIPOLI(1688-172) : Elévation en fa majeur
Abbé Georg Joseph VOGEL (1749-1814) : Préludes (courtes pièces sur différentes registrations), extraits de 32 préludes pour l'orgue ou le piano forte (1806)
Jean-Chrétien BACH
(1735-1782): Prélude en mi bémol majeur
Charles RINCK : Tastada
Johan Caspar Ferdinand FISCHER (1665-1746) : Plein jeu
Jules MASSENET (1842-1912) : Pastorale en fa
Charles GOUNOD (1818-1893) : Marche

L'auditorium de Wanda Landowska

Le 'Temple de la Musique Ancienne'
La ville de Saint-Leu-la-Forêt a le privilège d'abriter un bâtiment qui a eu au début du XXème siècle un passé prestigieux, et un renom international. Il s'agit d'un auditorium de 250m² bâti par l'architecte Jean-Charles Moreux (issu du Bauhaus) à la demande de la grande claveciniste Wanda Landowska et baptisé par elle-même 'Temple de la Musique Ancienne'.
Ce lieu entièrement dédié à la musique vit se dérouler de très nombreux concerts (les dimanches après-midi, les amis de la claveciniste se rendaient à Saint-Leu : les compositeurs Georges Auric, Henri Sauguet, Arthur Honegger, Jacques Ibert, Francis Poulenc, le pianiste Vladimir Horowitz, mais aussi des célébrités du monde littéraire avec Georges Duhamel, Paul Valéry…, des peintres et sculpteurs comme Aristide Maillol, Antoine Bourdelle, des cinéastes comme Jean Grémillon....).
La grande claveciniste y donnait aussi des leçons et masterclasses (Ruggiero Gerlin, Ralph Kirkpatrick,….). Elle acceuillait même en résidence d'été quelques étudiants.
On y entendait alors au clavecin l’œuvre de Jean-Sébastien Bach, mais aussi de Rameau et Couperin, à une époque où cette musique n’était plus interprétée. On peut dire, à l'image de F.Mendelssohn qui a redécouvert La Passion Saint Mathieu, que W.Landowska a largement contribué à faire redécouvrir des oeuvres comme les Variations Goldberg et le Clavier Bien Tempéré de J.S.Bach.
La grande artiste, juive polonaise, quitta la France précipitamment à l’arrivée des nazis en 1940, sans avoir eu le temps d’emporter ses instruments, et n’y revint jamais. Les occupants dispersèrent les instruments, aujourd’hui en partie perdus ou en très mauvais état.
L’auditorium est aujourd'hui propriété privée. La ville de Saint-Leu-la-Forêt souhaite vivement racheter le lieu, mais pour cela, il faudrait un cofinancement avec l’Etat et la Région.

Un concert a été donné en 2009 par le claveciniste américain Skip Sempé dans l'auditorium du 'Temple de la Musique Ancienne': http://www.musicologie.org/Biographies/l/landowska_wanda.html
et un coffret d'enregistrements remastérisés de W.Landowska, avec de nombreux documents proposés par le même claviciniste: http://www.paradizo.org/paradizo/catalogue/landowska-le-temple-de-la-musique-ancienne/

Reportage de la sortie du 10 octobre

Les photos de ce reportage ainsi que certaines, inclues dans le texte général du parcours, sont de Michel Andréani et publiées ici avec son autorisation.
Trente cinq personnes s'étaient inscrites à la sortie et avaient pris place dans l'autocar garé à 8h45 près de la Gare du Nord, sous une petite pluie d'automne!
Arrivé à Royaumont vers 10h10, le groupe entre dans le parc de l'abbaye pour une visite commentée des lieux, conduite par une historienne du Moyen Âge, très habitée par son sujet et qui a passionné l'auditoire. La pluie avait heureusement cessé, permettant les transferts pédestres agréables entre les divers bâtiments.
La séquence musicale amenait ensuite les visiteurs au Réfectoire des Moines, lieu d'implantation du grand orgue Cavaillé-Coll. L'organiste Valérie Capliez offrait des pièces de Lefébure-Wély, organiste célèbre au XIXè siècle, et de Félix Mendelssohn. La proximité de l'instrument, construit à même le sol de la salle, favorisait ensuite la curiosité des auditeurs, regroupés un moment autour de la console.
Durant tous les transferts en autocar, notre accompagnateur de la journée, Benjamin François, directeur artistique du Paris des Orgues, avec le talent d'homme de radio qu'on lui connaît, a évoqué avec forces détails l'histoire de la manufacture d'orgue Cavaillé Coll, de la vie de son fondateur au grand succès industriel de son entreprise. Dans l'après-midi, il reprendra la parole pour introduire la visite de fin de journée de l'auditorium de Wanda Landowka, la grande claveciniste de la première moitié du XXème siècle.
Le déjeuner est pris au restaurant "Le Troubadour" à l'Isle Adam au bord de l'Oise. Pendant le repas, les convives verront passer les péniches qui remontent le courant de la rivière.

L'autocar conduit ensuite le groupe à Domont, commune située su le flanc nord-est de la forêt de Montmorency. Notre but etait d'aller découvrir le petit Cavaillé Coll de 9 jeux de l'église Sainte-Marie-Madeleine. En entrant dans l'église, nous sommes saisis par la beauté tranquille du choeur roman, parfaitement mis en valeur par un judicieux éclairage. L'église dans son ensemble a été restaurée de belle manière.
Nous sommes accueillis par plusieurs personnes, l'ancien organiste, un maire-adjoint et un responsable de l'ARRED (Association pour la Rénovation et la Restauration de l'Eglise de Domont). En savoir plus : http://www.ville-domont.fr/content/content9344.html

Le nouvel organiste titulaire, Paolo Bottini, nous fit entendre 4 pièces d'un organiste italien du XIXè siècle trop méconnu en France, Vincenzo Antonio Petrali (1830-1899). L'orgue de Domont convenait tout à fait à l'exécution fine de ces pièces par Paolo Bottini, ce qui montrait qu'un "petit" orgue de salon est capable de faire entendre un répertoire très varié.

Saint-Leu-la-Forêt, dernière étape du périple, est située sur l'autre versant de la Forêt de Montmorency. Là encore, un important accueil nous fut réservé, composé de plusieurs personnes, dont deux d'entre elles du Syndicat d'Initiative de la ville. Un dossier très complet et intéressant sur la ville nous fut remis. Après la prestation originale de l'organiste Alain Madec, les participants se partagèrent en deux groupes, l'un montant à la tribune de l'orgue, l'autre écoutant un guide spécialisé dans l'histoire de la famille de Napoléon Bonaparte, la crypte de l'église renfermant plusieurs tombeaux, dont celui du frère de l'empereur. Il est à noter que c'est Napoléon III qui fit bâtir l'église actuelle.

Cette journée se terminait par la visite de l'auditorium que la grande claveciniste Wanda Landowska avait fait bâtir en 1927 et à qui nous devons d'avoir replacé au grand jour la musique ancienne; c'est elle qui donna en concert les Variations Golberg de Jean-Sébastien Bach, alors complétement oubliées, comme bon nombre d'autres maîtres (français en particulier).

Cet auditorium est actuellement propriété privée. Nous avons été très aimablement accueillis par les propriétaires, qui ont aménagé le lieu pour leur habitation. Cette propriété est en vente, et intéresse la municipalité de Saint-Leu-la-Forêt, ainsi que le Ministère de la Culture, pour un projet de remise en état afin d'en faire un lieu de concert et de rencontres. Des travaux seraient nécessaires, mais les propriétaires ont bien pris soin de ne faire que des aménagements réversibles et il serait ainsi aisé de retrouver l'état du bâtiment d'origine.
Un projet de sauvegarde de l'auditorium a été créé: pour en savoir plus, c'est ici

En conclusion, une journée culturelle très riche, dont les participants sont repartis enchantés. Le Paris des Orgues continuera de proposer ce type de sortie en Ile de France, où de belles orgues restent encore à découvrir. 

"Il ne faut pas jouer les chefs-d'oeuvre du passé comme on regarderait passer un convoi funéraire, paralysé par le respect" (Wanda Landowska).



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