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- 24 et 25 septembre : week-end de découverte des orgues de Dijon

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- Toutes les masterclasses de l'été

- Deux événements discographiques  en octobre 2015

*Les 10 CD d'Olivier Vernet sous le label Ligia : l'orgue classique français 1650-1800

* Les 10 CD de Marcel Dupré, créés par la marque Mercury records  d'après des bandes d'enregistrements nettoyées et restaurées des années 1957 à 1964. Lien : la rubrique Enregistrements de ce site internet

 

Actualité du dimanche matin

- Sacrées Musiques sur France Musique produite par  Benjamin François, tous les dimanches de 7h à 9h (nouvel horaire)

Et bien sûr l'orgue occupe une place de choix dans cette émission...


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le Marathon des orgues
dans le cadre de la Journée Mondiale de l'Orgue le dimanche 5 mai 2013

Les textes de cette page sur les églises ont été écrits d'après le Dictionnaire des Eglises de Paris, sous la direction de Georges Brunel, aux Editions Hervas
Ceux concernant les orgues ont été souvent empruntés aux textes présents sur les sites internet des églises.
Sauf indication contraire, les photographies ont été faites par le Paris des Orgues

A 14h : église Saint-Augustin, place Saint-Augustin (8ème)

La construction de l'église se déroula de 1860 à 1871, et fut confiée à Baltard, architecte des anciennes halles. L'influence de la Renaissance domine, mais la coupole est d'inspiration byzantine, les arcs en plein cintre des travées évoquant eux l'art roman.
La fonte cotoie la pierre. Les parties métalliques ne sont pas dissimulées, car soulignées par la peinture et la dorure. Les jeux de dorure, le marbre rose des colonnes de la coupole (reconstruite après avoir été frappée par un obus durant le siège de Paris en 1870-1871), soulignent l'architecture et mettent en valeur les peintures.
La décoration intérieure, peintures, sculptures, est très riche, de même que les sculptures extérieures de la façade, notamment la frise du Christ entouré des apôtres. Toujours à l'extérieur, noter aussi les statues du prophète Elie et de Saint-Thomas d'Aquin.

Le premier grand orgue est l'oeuvre de Charles Barker, associé à Albert Peschard. Cette équipe déjà célèbre pour son invention du levier pneumatique, connu sous le nom de "machine Barker", installe en 1868 à Saint-Augustin, l'électricité, nouveau mode de transmission.
Suite aux troubles de la Commune en 1870, Charles Barker quitte la France et confie l'entretien de son orgue à un des ses élèves et collaborateur, Paul Férat. Celui-ci réalise début 1877 des travaux de perfectionnement du système électrique. En 1889, il cède l'entretien à Aristide Cavaillé-Coll, qui, non préparé à ce nouveau système, confie alors la tâche à l'un de ses fils, Gabriel, plus expert en électricité. En 1893, Cavaillé-Coll propose un devis de travaux de reconstruction et d'augmentation.
Les trois claviers sont portés à 56 notes, le pédalier à 30 notes, et 9 jeux sont ajoutés. L'instrument comporte alors 52 jeux. Le nouvel orgue, inauguré le 30 mai 1999 par Eugène Gigout, est à transmission mécanique, assisté du levier Barker. En 1925, Charles Mutin reprend l'ouvrage de son prédécesseur et porte l'instrument à 54 jeux. De conception romantique, le grand orgue de Saint-Augustin est reconsidéré sur le plan esthétique en 1962. A l'initiative de la Ville de Paris, une restauration est entreprise en 1988. L'instrument est alors complètement réharmonisé et recomposé dans une esthétique respectant son caractère symphonique par la Manufacture Bernard Dargassies.
Plusieurs organistes illustres tinrent cette tribune : Eugène Gigout de 1868 à 1925, Jean Huré de 1925 à 1930, André Fleury de 1930 à 1948, et Suzanne Chaisemartin de 1949 à 1997. Depuis cette date, le titulaire actuel est Didier Matry

Lors du marathon, Didier Matry fit entendre le programme suivant :
Charles-Marie Widor (1844-1937) : un extrait de la 4ème symphonie pour orgue
Eugène Gigout (1844-1925) : Toccata
Charles Tournemire (1870-1939) : Te Deum

Cet orgue a 53 jeux, répartis sur 3 claviers manuels et la pédale

à 15h : église de la Madeleine, place de la Madeleine (8ème)

Au début du XVIIIème siècle, l'église érigée dans ce quartier de l'ouest parisien de l'époque paraissait bien modeste dans un environnement de somptueuses demeures, telles que l'Hôtel d'Evreux habité par Madame de Pompadour.
La reconstruction de la Madeleine fut décidée en 1757, à l'emplacement de l'Hôtel de Chevigny et des dépendances d'un couvent de bénédictines. Il fallait un monument fort pour fermer la perspective de la Rue Royale. La construction connut de nombreuses péripéties, et s'étala sur de nombreuses années.
A la Révolution, les murs commençaient à s'élever et le monumental portique était construit. Il n'était plus alors question d'en faire une église. Le chantier resta en plan une quinzaines d'années.
En 1806, Napoléon décida d'en faire un temple à la gloire de la grande armée. La Restauration rendit l'édifice à sa vocation religieuse ; il ne fut complètement achevé qu'à l'avènement de Louis-Philippe. La nouvelle église fut consacrée en 1842.
L'architecture unique de l'édifice, rappelant les souvenirs de l'architecture romaine, ne se prêtait pas facilement à l'usage habituel du culte (pas de plan en forme de croix). L'architecte Vignon résolut le problème du plan intérieur en s'inspirant des salles des grands thermes de Rome. Le nef est ainsi constituée de trois travées couvertes par des coupoles, et le choeur d'une demi-travée en cul-de-four.

Construit en 1845-1846 par le célèbre facteur d'orgues Aristide Cavaillé-Coll, le grand orgue a été inauguré par Louis-Nicolas Séjan et pas les organistes de La Madeleine Fessy et Camille Saint-Saëns.
Le buffet, de style "Renaissance italienne" est signé de l'architecte Huvé et fut exécuté par Lindenberg.
L'instrument, composé à l'origine de 48 jeux répartis sur 4 claviers (première console séparée à quatre claviers de Cavaillé-Coll) et un pédalier, possède actuellement, après divers travaux, 60 jeux (4426 tuyaux), dont deux en chamade posés en 2001-2002 par Bernard Dargassies et que Cavaillé-Coll avait lui-même prévus. Dans cet instrument se trouve le premier jeu de Voix Céleste installé au monde.
Franz Liszt, Clara Schumann, Anton Bruckner, Anton Rubinstein et beaucoup d'autres illustres musiciens ont fréquenté la tribune et joué cet orgue, surtout à l'époque où Saint-Saëns était titulaire et pendant laquelle Widor et Gigout le suppléaient.
Les obsèques de Frédéric Chopin et des organistes de La Madeleine que furent Saint-Saëns, Dubois, Fauré, Dallier et Jeanne Demessieux ont eu lieu dans cette église.
Le titulaire actuel est François-Henri Houbart.

Photo extraite du site internet de la paroisse de La Madeleine. Texte extrait du site internet des Dimanches musicaux de La Madeleine.

 Lors du marathon, François-Henri Houbart avait décidé jouer une grande improvisation, destinée à faire entendre toutes les possibilités de l'instrument.

Cet orgue a 60 jeux répartis sur 4 claviers manuels et la pédale

à 16h15 : église réformée de l'Oratoire du Louvre (1er)

La Congrégation de l'Oratoire est, avec la Compagnie de Jésus, la plus grande institution religieuse de la Contre-Réforme. Les Oratoriens, prêtres séculiers voués à l'enseignement et à la prédication, s'installèrent en 1616 sur le lieu actuel, où ils firent bâtir une maison et une église.
La construction de cette dernière fut lente. Commencée en 1621, elle s'achèvera au milieu du XVIIIème siècle.
Avec son ordre colossal de pilastres corinthiens, l'intérieur n'est pas sans rappeler celui de l'église des Jésuites, à peu près contemporaine, de Saint-Paul Saint-Louis dasn le Marais. L'église sera consacrée le 12 juillet 1750.
Après la publication par Louis XVI de l'édit de tolérance en novembre 1787, les protestants de Paris sont à la recherche d'un lieu de culte. Ce n'est finalement qu'en 1811 que l'ancienne église des Oratoriens fut affectée au culte protestant.
Au XIXème siècle, l'Oratoire du Louvre est le siège du consistoire protestant de Paris.
Il devient paroisse autonome en 1882. En 1889, une statue de l'Amiral de Coligny, chef du parti protestant assassiné lors de la nuit de la Saint-Barthélémy, est installée au chevet de l'église, vers la rue de Rivoli.

Photo du grand orgue de Jean Aubry

L'orgue occupe, dans le Culte protestant, une place de choix : il accompagne le chant de l'Assemblée et porte la prière des fidèles.
Luther était sensible aux accents majestueux des grandes orgues.
Le Conseil Presbytéral de l'Eglise Réformée de l'Oratoire du Louvre reçut en 1955 la promesse de la Ville de Paris de contribuer à la restauration de ses orgues Merklin de 1898, qui commençaient à donner des signes alarmants de lassitude.
Norbert Dufourcq, Marcel Dupré, Alexandre Cellier se sont penchés sur la détresse de l'instrument : ils préconisèrent une importante restauration et établirent un programme recommandant une soixantaine de jeux. Les travaux durèrent cinq ans, de 1957 à 1962.
La qualité des jeux anciens a permis leur utilisation (après réharmonisation) dans la nouvelle composition ; après addition de trente-deux jeux nouveaux, l'orgue atteint le nombre de soixante-quatre jeux répartis cette fois sur trois claviers. Rien n'a été conservé de l'ancienne mécanique tubulaire, d'excellente facture, mais présentant, en plus des inconvénients du système, des signes évidents de fatigue.
Le Positif, n'ayant pu être placé au centre de la tribune, a été séparé en deux parties et placé dans les deux petites galeries latérales qui font suite directement à la grande tribune. Un  côté de ce Positif est expressif et renferme bourdon, flûte, cornet et cromorne ; l'autre est inexpressif et contient les principaux, les pleins-jeux et les anches.
Sur la grande tribune, en une majestueuse façade, ont pris place les jeux du Grand-Orgue ; au-dessus le Récit ; de côté la Pédale.
Si l'ancien orgue ne permettait pas l'exécution de la musique ancienne, celui-ci, en revanche, riche de ses pleins-jeux, cymbales, cornets, anches et jeux de détails, ouvre la porte à toute la littérature ancienne et moderne. Le titulaire actuel de l'instrument est, depuis 2009,  Jean-Dominique Pasquet.

Texte extrait du site de la paroisse de l'Oratoire du Louvre

Lors du marathon, Jean-Dominique Pasquet fit entendre le programme suivant :
Alexandre Cellier(1883-1968) : Eglise et Paysages, 1ère suite (Plain Chant, Ascension, Vendredi Saint, Noël provençal, Mystique, Carillon)
Marcel Dupré(1886-1971) : Cortège et Litanie, opus 19
Jean-Dominique Pasquet (né en 1951) : Cinq aphorismes en forme de variation, opus 23 (Préambule, Scherzando, Larghetto, Fugato, Postlude alla Dupré)

Cet orgue a 64 jeux, répartis sur 3 claviers manuels et la pédale

à 17h15 : église Saint-Germain l'Auxerrois

Photo Denis Crin sur egliseparis.free.fr

L'histoire de Saint-Germain l'Auxerrois débute à l'époque mérovingienne, mais il ne reste aucune trace visible de cette période. La partie la plus ancienne est la tour romane, qui date du XIIème siècle. Elle était surmontée d'une flèche qui fut abattue vers 1754 et remplacée par la balustrade actuelle. Au siècle suivant, sont édifiés le portail occidental, le choeur et la chapelle de la Vierge. L'église est en grande partie reconstruite au XVème siècle avec, en particulier, l'élévation du porche. Elle devient l'église attitrée de la famille royale au moment où les Valois s'installent à nouveau au Louvre au XIVème siècle.
Elle est une des plus anciennes de Paris. Elle est associée au massacre de la Saint-Barthélémy. Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, son tocsin sonna l'alarme dans la ville et déclencha le massacre des civils protestants.
L'église fut ravagée  de 1745 à 1750, sous prétexte de restauration et de mise au goût du moment. Le jubé, dessiné par Pierre Lescot et sculpté par Jean Goujon au XVIème siècle disparaît, de même que les vitraux et le tympan du portail.
Sous le Premier Empire, un vieux projet de destruction de l'église (déjà initié sous le règne de Louis XIV par Colbert afin de dégager la colonnade du Louvre par une vaste place au milieu de laquelle le Pont-Neuf aboutirait, est envisagé puis abandonné dès la Restauration. Le 14 février 1831, à l'occasion de la onzième commémoration  de l'assassinat du Duc de Berry, l'église est dévastée par des émeutiers antimonarchistes qui interprètent la cérémonie comme une provocation. Suite aux importantes dégradations, l'église restera fermée durant quelques années. Sa destruction est encore proposée, mais finalement des restaurations dirigées par Jean-Baptiste-Antoine Lassus et Eugène Viollet-le-Duc, sont entreprises pendant la Monarchie de Juillet. Le monument est rendu au culte catholique vers 1840.

Photo du grand orgue de Didier Berthelot

Le grand orgue de Saint-Germain l'Auxerrois est le résultat du transfert de l'ancien orgue de la Sainte Chapelle construit par François-Henri Clicquot en 1771, augmenté de plusieurs jeux provenant des instruments de la collégiale Saint-Honoré et de la chapelle de l'Ecole Militaire ; Claude-François Clicquot et Pierre-François Dallery sont les auteurs de cette réalisation (1790-1793).
A peine terminé, l'instrument est plusieurs fois malmené : par la Révolution d'abord, les intempéries, l'émeute du 13 février 1831 enfin. A chaque fois, les travaux de réparation traînent en longueur ou ne sont que partiellement réalisés.
L'église est rendue au culte en 1837 et Louis-Paul Dallery propose un devis qui sera accepté le 26 juillet 1838. Boëly avait pris son service au grand orgue dès le 1er août.
En 1847, l'orgue a besoin d'un nettoyage. Ducroquet, qui a été préféré à Dallery, propose un devis de transformation de l'instrument le 8 octobre 1847. Ce devis sera accepté par le conseil de fabrique le 11 février 1848. En raison des événements politiques, les travaux ne seront achevés et réceptionnés que le 27 novembre 1850. Boëly utilisera quand même l'instrument inachevé dès le mois d'avril 1850, pour les cérémonies de la Semaine Sainte et de Pâques, puis jusqu'à la fin du mois de septembre 1851, date à laquelle il sera "remercié" par décision du curé approuvée par le conseil de fabrique du 28 juillet 1851. La carrière de Boëly semble s'achever avec cette amère exclusion de la tribune de Saint-Germain l'Auxerrois.

Texte extrait de "Alexandre Pierre François Boëly" de Georges Lartigau aux Editions Publimuse-SMF19, 2001

Ce grand instrument, classé en 1961, fait actuellement l'objet d'une étude menée, notamment par le spécialiste Christian Lutz, dans la perspective d'une restauration complète.
L'organiste titulaire actuel est Henri de Rohan-Csermak

Lors du marathon, Henri de Rohan-Csermak fit entendre le programme suivant :
Louis James Alfred Lefébure-Wély (1817-1969) : Offertoire en ut mineur, opus 35 n°6
Jean-Sébastien Bach (1685-1750) : Partita sur le choral "Sei gegrüsset, Jesu gütig" BWV 768

Cet orgue a 32 jeux, répartis sur 3 claviers manuels et la pédale

A l'occasion de la journée mondiale de l'orgue, le Paris des Orgues proposait ce dimanche 5 mai après-midi son premier marathon des orgues de Paris de l'année 2013 en quatre lieux : églises Saint-Augustin, de la Madeleine, église réformée de l'Oratoire du Louvre, et enfin église St-Germain l'Auxerrois. Accueilli par les quatre organistes titulaires, et également par le pasteur de l'Oratoire du Louvre, le public était venu nombreux (pas moins de 300 personnes en chaque lieu).

A la fin de l'après-midi, plusieurs témoignages spontanés d'auditeurs, qui pour certains découvraient le formule en même temps que le festival, exprimèrent une complète satisfaction, tant pour la qualité des présentations que par celle des intepertations des diverses oeuvres du répertoire de l'orgue, et demandèrent : à quand le prochain marathon?

Rendez-vous les 14 et 15 septembre 2013 pour un nouveau marathon des orgues de Paris, à l'occasion des Journées du Patrimoine.

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